
- l'une comblant le Lignon et repose sur la coulée du Ray Pic dans l'Ardèche.
- l'autre, par deux branches descend directement sur l'Ardèche à la hauteur de Neyrac. Cette superposition de deux coulées se fait par l'intermédiaire d'une mince couche d'alluvions sableux.
De plus, la coulée du Ray Pic est recouverte par celle de la Gravenne de Montpezat et celle-ci l'est à son tour par les laves du Souilhol.

La roche va être éjectée à la périphérie. Les débris rocheux mélangés au magma sont propulsés dans l'atmosphère à plusieurs kms d'altitude.
Il y a deux types de particules :
- les particules plus lourdes comme les blocs, le gravier et le sable, retombent le long de la colonne montante et se répandent ensuite en nuées qui se déplacent horizontalement à plus de 500 km/h, ravageant tout sur leur passage.
- les particules plus fines montent parfois dans les couches les plus hautes de l'atmosphère, sans toutefois se satelliser (comme on peut l'entendre ou le lire).
Après l'explosion, les parois verticales de la cheminée d'explosion s'effondrent et rebouchent partiellement le trou. Une partie des débris éjectés participe aussi au comblement du trou.
Au cours des millénaires, on obtient deux cas de figure :
- soit le trou se remplit d'eau et donne un lac comme le lac d'Issarlès.
- soit le trou se remplit d'eau mais pas complètement et on a une tourbière qui va se remplir progressivement de terre et donner une nacre qui est une dépression marécageuse ou une nappe gorgée d'eau.
Sur le site thermal de Neyrac, les produits d'origine phréatomagmatique sont bien présents à la périphérie de la cuvette qui souligne le site de la station thermale (à gauche de la route en arrivant à l'entrée du site et derrière l'établissement thermal).Avant, il y avait plusieurs mofettes à Neyrac mais aujourd'hui il n'y en a plus qu'une. La mofette est le lieu où le gaz carbonique arrive en surface sans rencontrer d'eau et se libère dans l'air.
La mofette de Neyrac a été considérablement agrandie et se situe à 1m50 au-dessous de la route; elle a été dernièrement aménagée.
Cette mofette est la seule à avoir été voûtée à sa construction.
Il faut savoir que jadis, la mofette impressionnait les gens qui la qualifiaient de " chemin de la mort ". Les gros animaux s'en éloignaient et les petits animaux s'y intoxiquaient. Il n'était pas rare de trouver des oiseaux morts devant la porte.
Quelques légendes ...
LA LEGENDE DU TROU MAUDIT :
" Un riche seigneur du voisinage avait un fils unique dont la mère était morte en lui donnant le jour. Ce garçon joueur et débauché avait un incessant besoin d'argent et un jour que son père refusait de subvenir plus longtemps à ses besoins, il osa lever la main sur lui. La haine du fils pour son père alla croissant et le misérable méditait froidement la mort de l'auteur de ses jours. Le père ayant deviné ses funestes desseins se méfiait, alors le fils changea complètement d'attitude et adopta celle de l'enfant repenti et aimant. Une nuit, le père ayant renvoyé ses domestiques resta seul avec le jeune homme. Celui-ci profita de son sommeil pour le poignarder.
Il porta le cadavre dans un fossé qu'il avait préparé dans une grotte, à l'entrée de laquelle coulait une claire fontaine.
Il venait d'ensevelir la dépouille lorsqu'une voix lui cria " maudit soit le parricide ! ".
La terre se mit à trembler, le sol s'entrouvrit et l'assassin disparut à son tour dans les profondeurs de la terre.
La caverne avec sa claire fontaine fit place à ce trou fétide d'où s'échappent tant d'émanations mortelles ".
FAUJAS DE SAINT FOND
" J'ai entendu raconter que nulle espèce de plantes ne pouvait croître dans les environs de ces puits, que tous les oiseaux et tous les reptiles qui s'en approchaient, étaient frappés à mort. Il paraît même que des moutons et parfois des bœufs qui étaient venus flairer ces ouvertures de trop près, étaient morts subitement ".
Ceci est excessif et ridicule notamment pour les bœufs. Cependant en ce qui concerne l'asphyxie des petits animaux, tout est bien réel.
ALFRED CHAUVIN
" Un chien du village me connaissant, me suivait quand j'étais à Neyrac. Un jour, j'allais entrer dans la mofette et le chien resta à 7 mètres de l'entrée. J'appelais le chien pour qu'il me suive mais il refusa d'avancer, puis s'agitant, il finit par s'approcher mais se retourna vivement. Il éternua, se roula longuement sur le sol.
Quelques jours plus tard, repassant devant la mofette et m'en approchant, je sentis le chien me tirer de toutes ses forces pour m'éloigner de la mofette. Le chien avait gardé le souvenir du gaz carbonique… ".
Deux coulées ont été émises de ce volcan :
- une, étalée dans la vallée de l'Ardèche sur 1.3 km.
- la seconde, étalée sur la vallée du Lignon où elle a barré la coulée de Jaujac, puis celle de l'Ardèche jusqu'à Pont de Labeaume où elle repose sur celle du Ray Pic.
Lors de l'ascension de ce volcan, on peut rencontrer deux bombes basaltiques. La première atteint près de 1 mètre de long, elle a une surface dite en " croûte de pain ". Sa couleur rougeâtre s'explique par la présence de fer dans le basalte.
La seconde est une bombe basaltique " fuselée " qui est la plus grosse d'Ardèche (7 à 10 tonnes).
Il faut savoir que certaines bombes prélevées au sommet du Souilhol, contiennent encore du gaz carbonique et des traces d'eau d'origine juvénile. Quand on casse certaines bombes, on peut voir apparaître une trace d'humidité sur la paroi des cavités, suivi d'une vaporisation instantanée. On les qualifie de " basaltes qui pleurent ".
Au sommet : vue sur la gravenne de Thueyts et la carrière de pouzzolane. La pouzzolane se caractérise par des morceaux de basalte liquide qui sont éjectés lors de l'éruption et qui vont retomber au sol sans avoir eu le temps de se dégazer, c'est pourquoi ils sont pleins de petits trous.
Son utilité est multiple : isolation thermique, phonique, parpaings, culture hors sol, lutte contre le gel…
La coupe de Jaujac malgré la végétation qui la recouvre. On a une forme parfaite de cratère avec des conifères sur les côtés et les châtaigniers dans le cratère.
Egalement une vue sur le village de Meyras, le Château de Ventadour, l'église de Niegles, la coulée basaltique du Lignon et de Pont de Labeaume.